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Leurs programmes ont beau être inapplicables, leurs propositions économiques ont beau être irréalisables selon les experts, leurs chance d’être élus ont beau être proches de zéro, les populistes démagogues républicain et démocrate, que les médias préfèrent appeler de manière euphémistique «anti-establishment, Donald Trump et Bernie Sanders, ont remporté facilement la primaire du petit Etat du Nord Est des Etats-Unis, le New Hampshire.

Donald Trump a dominé l’ensemble des candidats républicains avec aux alentours de 35% des voix tandis que Bernie Sanders battait très largement Hillary Clinton avec 22 points d’avance (aux alentours de 60% contre 38%).

Bien sûr, l’histoire électorale nous apprend que dans les dernières décennies, un seul candidat démocrate victorieux dans cet Etat a remporté la Maison blanche (Jimmy Carter en 1976) et deux républicains ont fait de même (Ronald Reagan en 1980 et Gerorge W Bush en 2000, et encore, ce dernier ayant été élu de manière contestable), ce que l’on retiendra de cette primaire est que la «rage» des Américains que montrent les sondages s’est particulièrement exprimée dans le New Hampshire et que rien ne dit que ce ne sera pas le cas dans d’autres Etats.

Donald Trump et Bernie Sanders vont évidemment en profiter avec, sans doute, une certaine dynamique politique.

Néanmoins, celle-ci est difficile à apprécier avec exactitude.

Pour Donald Trump parce que ses poursuivants, même s’ils sont loin, n’ont pas dit leur dernier mot (notamment ceux qui sont soutenus par l’establishment républicain) et que les prochaines primaires pourraient leur être plus favorable.

Pour Bernie Sanders parce que le New Hampshire, Etat voisin de celui dont il est le sénateur, le Vermont, lui était destiné quasi-sûrement comme le prédisait Hillary Clinton déjà voici quelques mois devant ses collaborateurs.

D’autant que nombre d’«independents» ont pris part au vote (ce que permettent certains Etats) et qu’il faut toujours rappeler que cette catégorie d’électeurs est celle qui ne se reconnait pas dans les deux grands partis mais qui ne sont pas pour autant au centre ou des centristes, une grande partie d’entre eux étant soit plus à droite que le Parti républicain, soit plus à gauche que le Parti démocrate (en l’occurrence plus proches des thèses socialistes de Bernie Sanders).

De plus, c’est un Etat pratiquement monocolore (blanc) qui ne représente pas du tout l’électorat démocrate multiethnique (blancs, latinos, afro-américaine, américains asiatiques) et vivant dans les grandes villes, ce que ne possède pas le New Hampshire seulement 42° Etat en terme de population (un peu plus de 1,3 million d’habitants dont un peu plus de 100.000 pour la cité la plus peuplée, Manchester).

Le prochain test important pour tous les candidats se déroulera en Caroline du Sud, premier Etat du Sud à voter.

Dans cette soirée électorale très décevante pour les centristes, en particulier pour la démocrate Hillary Clinton, deux bonnes nouvelles néanmoins.

D’une part, le bon score de John Kasich, le candidat le plus au centre du côté républicain qui arrive en deuxième position avec aux alentours de 16% des voix.

D’autre part, toujours du côté républicain, les défaites cuisantes de l’extrémiste Ted Cruz (troisième avec 12% des voix) et surtout du radical opportuniste Marco Rubio (cinquième avec un peu plus de 10% des voix).

A noter que ce résultat conforte très certainement le centriste Michael Bloomberg dans sa volonté de se présenter à la présidentielle.

Alexandre Vatimbella

Voir le site Le Centrisme

Tag(s) : #centrisme, #centriste, #centre, #présidentielle 2017, #Etats-Unis, #Hillary Clinton, #Parti démocrate, #Parti républicain

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